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AUTEURS ET CITATIONS
Hannah ARENDT : philosophe américaine d’origine allemande (1906-1975). Formée par Heidegger et Jaspers, elle travaille sur Saint-Augustin. Elle publie en 1951 « les origines du totalitarisme » puis « le système totalitaire », « Eichmann à Jérusalem », « essai sur la Révolution », « la crise de la culture »
François Furet : historien français contemporain, auteur de « penser la révolution française ».
« Par la Terreur, les hommes nouveaux devenaient subitement des hommes anciens ».
Dans « le passé d’une illusion », il mesure le bilan du communisme et estime celui-ci désastreux dans la mesure où il ne laisse aucun héritage positif.
Joseph de MAISTRE : (1753-1821) auteur des « considérations sur la France » (1796), « du pape » (1819) et « les soirées de Saint Pétersbourg » (1821).
Il refuse la conception universelle et abstraite des droits de l’homme :
« il n’y a point d’homme dans le monde. S’il existe, c’est bien à mon insu »
Monarchiste convaincu, il n’a de cesse d’en regretter l’abolition :
« chaque goutte de sang de Louis XVI en coûtera des torrents à la France ».
Karl POPPER : philosophe britannique d’origine autrichienne (1902)
Auteur de « l’univers irrésolu »
« est scientifique toute thèse qui est réfutable »
« tel que nous le connaissons, le monde est d’une grande complexité. Mais la simplicité de certaines de nos théories n’implique nullement la simplicité intrinsèque du monde. »
Paul VALERY : (1871-1945) écrivain, professeur au Collège de France.
Auteur des « propos sur le progrès »
« nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles »
« tout est venu à l’Europe, et tout en est venu »
« l’histoire est la science des choses qui ne se répètent pas »
« si l’Etat est fort, il nous écrase, s’il est faible nous périssons »
Jean FOURASTIE : (1907-1990) économiste auteur d’ouvrages sur la modernité économique et la société de consommation dont « le grand espoir du XX°siècle » (sur la progrès technique), « la réalité économique »
Michel FOUCAULT : (1926-1984) philosophe français qui s’intéresse aux institutions répressives et s’appuie sur une conception de l’histoire marquée par des coupures épistémologiques.
« surveiller et punir » (1975)
« histoire de la folie à l’âge classique »
« les mots et les choses » (1966)
Alfred SAUVY : économiste, il invente la notion de tiers monde pour désigner les pays les moins développés et les plus pauvres. Auteur de « la machine et le chômage ».
Alexandre ZINOVIEV : auteur de « le communisme comme réalité » ; pour lui le communisme n’est pas un accident de l’histoire mais la traduction d’une composante de l’homme portée à son paroxysme, le communautarisme.
Raymond ARON : écrivain politique français (1905-1983)
Auteur de « démocratie et totalitarisme », « paix et guerre entre les nations »
« l’idéologie est un système global d’interprétation du monde historico-politique »
Philippe ARIES : (1914-1984) historien français, qui privilégie l’étude mentalités, auteur de « l’enfant et la vie familiale sous l’ancien régime », « l’homme devant la mort » (1977)
Fernand BRAUDEL : (1902-1985) historien français, étudie l’histoire au travers de grands espaces et de longues durée, auteur de « l’identité de la France »(1986), « histoire des civilisations », « la Méditerranée et le monde méditerranéen à l’époque de Philippe II » (1949).
Gilles LIPOVETSKY : philosophe contemporain, auteur de « l’ère du vide : essai sur l’individualisme contemporain », « les temps hypermodernes ».
Pascal ORY, Jean-François SIRINELLI : historiens contemporains, auteurs de « les intellectuels en France »
« l’intellectuel est un homme du culturel mis en situation d’homme du politique »
Arthur RIMBAUD : (1854-1891) poète
« il faut être absolument moderne »
Ernest RENAN : (1823-1892), écrivain et historien, étudie les langues sémitiques, auteur d’une « histoire des origines du christianisme » (1863) avant d’être l’auteur du célèbre discours « qu’est ce qu’une nation ? » le 11 mars 1882 à la Sorbonne.
« le jour où la France coupa la tête de son Roi, elle commit un suicide »
Raoul GIRARDET : historien contemporain, auteur de « la nationalisme français », « mythes et mythologies politiques »
Michel WINOCK : historien contemporain, professeur à l’IEP de Paris, directeur de la revue « l’histoire », auteur de « la France politique », « nationalisme, antisémitisme, fascisme », « le siècle des intellectuels », « la fièvre hexagonale » (étude des principales crises françaises : 6 février 1934, 13 mai 1958…)
Claude LEFORT : auteur de « éléments d’une critique de la bureaucratie » en 1971 : pour lui il s’agit d’un système conduisant à la domination totale et sans partage.
Pierre CHAUNU : historien, auteur de « histoire et décadence » (l’idée de décadence est une idée moderne : les romains n’ont jamais eu conscience de leur propre décadence)
« la décadence est un cadeau de la modernité »
Alain FINKIELKRAUT : « la culture c’est la vie avec la pensée ».
Winston CHURCHILL : « la démocratie est le pire des régimes, à l’exception des autres »
André GIDE : (1869-1951)
Auteur de « voyage au congo » (1927), « retour d’URSS » (1936)
« j’appelle journalisme tout ce qui intéressera demain moins qu’aujourd’hui »
Alexis de TOCQUEVILLE : (parlant de l’Ancien régime) : « le pouvoir central en France est déjà parvenu à détruire tous les pouvoirs intermédiaires, et entre lui et les particuliers il n’existe plus rien qu’espace immense et vide »
Emille OLLIVIER : ministre libéral de Napoléon III, à propos de l’échec de la monarchie constitutionnelle : « la cause principale est dans le caractère et dans le conduite de la Louis XVI : la distinction des ordres, les privilèges nobiliaires, la religion d’Etat lui paraissaient la condition même du régime politique ».
Georges CLEMENCEAU :
« l’église veut précisément le contraire de ce que nous voulons »
« la révolution française est un bloc dont on ne peut rien extraire »
Albert de MUN : anime le courant du catholicisme social sous la III° république : « la Révolution n’est ni un acte ni un fait : elle est une doctrine sociale, une doctrine politique qui prétend fonder la société sur la volonté de l’homme au lieu de la fonder sur la volonté de Dieu, qui met la souveraineté de la raison humaine à la place de la loi divine ».
Jules FERRY : « le jacobinisme n’est plus une arme de guerre mais un péril car il représente parmi nous quelque chose de plus funeste que le souvenir de l’échafaud : le préjugé de la dictature ».
« si nous rêvons pour notre patrie à des destinées plus hautes, souscrivons tous à cette formule : la France a besoin d’un gouvernement faible ».
PIE X : dans l’encyclique Vehementer Nos de 1906 condamnant la séparation des églises et de l’Etat en France : « qu’il faille séparer l’Etat de l’Eglise, c’est une thèse absolument fausse, une très pernicieuse erreur. »
Jacques MARITAIN : (en 1944) « tandis que l’idée de nation est plus forte que jamais dans la conscience des peuples, l’inéluctable solidarité qui lie désormais les nations entre elles exige que l’idée de nation soit partout rigoureusement séparée et purifiée de l’idée de nationalisme au sens strict, qui fait de la nation le but suprême et la suprême règle d’action, fasse place à un universalisme qui oriente les énergies créatrices des peuples vers le bien supranational de la communauté civilisée »
Louis de BONALD : en 1827 « la Révolution française, ou plutôt européenne, a été un appel à toutes les passions et toutes les erreurs ; elle est, pour me servir de l’énergie d’une expression géométrique, le mal élevé à sa plus haute puissance ».
WALDECK-ROUSSEAU : président du conseil de 1899 à 1902 : « je suis un républicain modéré, mais non modérément républicain »
Gustave le BON : (en 1910) « l’observation montre que les sociétés sont guidées par la logique des sentiments et que la logique rationnelle ne saurait guère les influencer et encore moins les transformer ».